Quand les Tomates et les Brugmansias se mélangent

 

 

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    La tomate avec ses petites fleurs jaunes, étoilées, presque insignifiantes, face au Brugmansia et ses longues corolles en trompettes doubles ou simples déclinant des couleurs aux tons très variés et au parfum capiteux embaumant les chaudes soirées d’été et d’automne. La tomate et ses beaux fruits multicolores en forme de poires ou de cœurs, rondes, allongées, plates, côtelées, lisses, irrésistibles aux goûts sucrés, acides, acidulés, à la chair dense, juteuse, molle, ferme, parfumée. Le Brugmansia et ses fruits ovoïdes, ronds, allongés ou très allongés, uniformément vert, mais ceux-là ne se savourent pas puisqu’ils sont très toxiques. Ces deux plantes différentes en tout sont pourtant parentes, elles font partie de la grande famille des solanacées, comportant  l’aubergine,  la pomme de terre, le piment, le datura, le Iochroma, l’Acnistus, le Tabac, la Mandragore,  etc,…

    C’est au jardin de Saubens petit village de midi-pyrénées surplombant la Garonne que je me suis passionné pour ces deux plantes, pour lesquelles j’ai délaissé les vivaces , les arbres rares et les arbustes.  A présent je suis tomates et Brugmansias jusqu’au bout de mon chemin. Comment choisissons-nous telle ou telle plante, je ne le sais pas, ce que je sais c’est que ça arrive petit à petit. Pour les tomates c’est venu naturellement au fil des ans comme beaucoup de jardiniers j’ai planté la noire de Crimée et la rose de Berne, le cœur de bœuf et aussi la tomate jaune, il y a plus de trente ans de cela depuis je sais qu’elle porte un nom. 

    Pour les Brugmansias, je me souviens avoir acheté une bouture sur un catalogue, c’était un bout de bois sans racine que j’ai planté à son arrivé sans trop y croire et la première fleur que me fît cette plante m’a littéralement envoûté.  Et depuis ces années, je n’ai cessé de les reproduire par boutures d’abord, à présent par semis pour créer de nouveaux hybrides.

    Ces deux collections me laissent assez de temps pour m’en occuper  sans pour cela en délaisser une plus que l’autre puisque quand la tomate se meurt le Brugmansia est à son apogée. Elles demandent beaucoup de place en saison mais aussi en hiver pour les Brugmansias, ils doivent hiverner au sec et dans une chaleur toutefois relative, quelques degrès au dessus de zéro suffisent pour ne pas geler et pour éviter le départ de la végétation. Pendant ce temps les tomates sont sous forme de graines et un seul casier de rangement suffit à les conserver jusqu'aux semis de fin février, c'est un gros avantage par rapport aux Brugmansias qui malgré une taille assez sévère de la ramure restent tout de même encombrants.

     Pour la collection de tomates je ne fais que reproduire les variétés existantes sans chercher à hybrider, je trouve le processus long et fastidieux, il faut compter six à sept ans de culture pour fixer l'hybridation. Et puis il y a tant de variétés à découvrir que le reste de mon existance n'y suffirait. Pour les brugmansias c'est différent le temps est beaucoup plus court, deux à trois années suffisent à établir un brugmansia fixe. Mais il faut laisser le temps au temps comme dit la chanson, déjà trois ans c'est long.

 

 

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 Quand les solanacées se mélangent

 

 

 

Photo 

 

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Date de dernière mise à jour : 2016-01-08